jeudi 5 novembre 2009

Journées d'étude : My Space is You Tube #2

Créations sans qualité

Pastiches, remakes, détournements, clips vidéo, long métrages atomisés, émission télévisées disloquées, vidéos porno amateur fourmillantes… Indénombrables et sans qualités apparentes, ces productions audiovisuelles secondes déboulent sur le réseau et illuminent nos écrans d’ordinateurs. Formes faibles et convenues, elles révèlent de manières symptomatiques les tendances et les mouvances culturelles passagères tout en dressant un portrait en creux des usages que nous faisons du numérique.

Dans le cadre de la ligne de recherche « Basse définition », l’objet de cette deuxième journée d’étude est d’interroger les procédures de création liées aux plateformes d’échange et de partage des vidéos. Il sera question de petits montages faits maison, d’images et de bandes sons recyclées, et de réalisations typiquement ou faussement amateurs. De quels modèles et quels schémas esthétiques ces créations sans qualités sont-elles les vecteurs ? Comment contribuent-elles à reformuler la notion de droit d’auteur et à redessiner l’espace légal de la création artistique ?

Intervenants :
Olivier Quintyn : essayiste, auteur de Dispositifs/Dislocations, Al dante/Questions Théoriques, 2007.

Annick Rivoire : journaliste spécialiste de la culture digitale, fondatrice du média des cultures électroniques Poptronics (http://www.poptronics.fr)

Marie Jenlain : critique d’art

Cyril Thomas : critique d’art, Doctorant en Histoire de l’art contemporain à l’Université Paris X Nanterre

Informations pratiques

Lieu : Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications. 46, rue Barrault – Paris 13e. - Métro Corvisart

De 9h à 12h30 : amphi Jade

De 13h à 18h30 : salle B543

Il y a un accueil auquel vous pouvez vous présenter, si vous n’avez pas eu le temps de vous inscrire à l’avance vous devez simplement laisser une pièce d’identité.

Renseignements et réservation

nicolas.thely@univ-paris1.fr

mercredi 7 octobre 2009

Entretien : art contemporain et basse définition, etc.

Dans le cadre de la sonde 04#09, Nicolas Thély répond à Emmanuel Guez.

Pour entendre et voir l’entretien (en fr.), cliquez ici [click here]. (Durée : 31′58)

Tournage et montage : Blandine Armand.

vendredi 28 août 2009

Communication : Lives and works well everywhere

ISEA 2009 - Belfast

Posthumanism: New technologies and creative strategies


Abstract: They are called Serge Comte, Clôde Coulpier, Camille Laurelli, Fanette Muxart, Laura Kuusk. Yet they exhibit in art centers, in galleries, but they also perform during concerts in public spaces. They are producing weak forms on precarious supports. They use the standardized web formats like blogs and My Space pages. Their sites are more likely amateurs'publications. They multiply their identity, kind of masked, and hiding behind groups such : Grüu, Renegade, The Kung Fu CowBoys, Super Polar, Antro, DJ Casquette, Trop tard, Capitaine sentiment.

They don’t care much about their institutional visibility and their position in the art world ecosystem, just like it was not their business. They participate in undefined projects which they wont’ be able to capitalize. So it seems that they implicitly express the criticism of a normative system whose vacuity they aimed at.


Talk soon available

samedi 18 juillet 2009

Publication : Comment se retrouver seuls


Comment se retrouver seuls est un texte spécialement rédigé pour le catalogue monographique de Camille Laurelli. Vous pouvez télécharger une version française (ici) et une version anglaise sous le titre : Together alone


Photo : Doings or not - Workshop in Muhu - Aout 2008

mercredi 24 juin 2009

Ligne de recherche : ouverture du site Basse définition


Dans le cadre de la ligne de recherche Basse définition, l'équipe vient d'ouvrir un blog qui a pour fonction de rendre compte de ses activités, mais également de partager et de faire circuler les données produites et récoltées.

Consulter le site Basse définition.

Visuel : Exposition Portes de Séverine Gorlier - Oui - Mai 2009.

vendredi 22 mai 2009

Communication : L'économie de l'évidence

Dans le cadre de nuits sonores, Clôde Coulpier et moi-même nous nous sommes associés à l'occasion d'une conférence. Nous avons présenté notre manière d'envisager la création et l'engagement de l'artiste. Nous avons défendu l'idée d'une économie de l'évidence.

Vendredi 22 mai, Amphithéâtre du musée des Beaux-Arts, Lyon, 1er
de 16h à 18 h

Programme >

jeudi 23 avril 2009

Communication : esthétique, écriture et Internet

Communication enregistrée en vidéo dans le cadre de Sonde 04#09 - "as you like it - les écritures du web" conçue par Franck Bauchard et Emmanuel Guez.
Avec notemment Clôde Coulpier, Fanette Muxart, Nicolas Frespech et Christophe Bruno.

Du 23 au 25 avril 2009. Centre national des Ecritures du specatcle - La Chartreuse de Villneuve lez Avignon.

Accéder au programme.

mercredi 25 mars 2009

ODNM : Bertrand Planes - High and low



Détournement d’objet, simulation 3D, design virtuel: Bertrand Planes a le goût du programme et du dialogue avec les machines. Il active les objets du monde et les relations interhumaines par le biais du langage informatique. Low-fi ou high tech, ses projets le conduisent le plus souvent à exploiter ses talents d’ex-demomaker ou à collaborer avec des scientifiques comme Christian Jacquemin, chercheur au CNRS/LIMSI.
Les prototypes et les dispositifs qu’il met en place depuis le début des années 2000 ne manquent pas d’humour et de poésie à l’image de l’audiovibromasseur dont il a déposé le brevet d’invention à l’INPI en 2005. Depuis, Bertrand Planes assure la démo de sa trouvaille à l’occasion de performances avec l’aide d’une ou plusieurs complices.

Mercredi 25 mars à 18h30. ENSAD
Amphi Rodin,
Ensad 31 rue d’Ulm 75005 Paris

Conseil de l’OdNM : Samuel Bianchini (Université de Valenciennes), Jean-Louis Boissier (Paris 8/Ensad), Martine Bour (Ciren/Citu/Paris 8), Jean-François Depelsenaire (Ensad), Pierre Hénon (Ensad), Liliane Terrier (Paris 8), Nicolas Thély (Paris 1), Gwenola Wagon (Paris 8).


Visuel : audio vibro -live for.
modified vibro, electro magnet, audio jack.
Patented color inkjet print on brown plexiglass, variable size.
1999-2007

vendredi 20 mars 2009

Publication : Nantes - Projets d'artistes

« Nantes : projets d’artistes » est un vrai-faux documentaire sur la commande publique. Renouant avec le goût de la fiction, Pierrick Sorin endosse tous les rôles – du présentateur télé aux sept artistes invités –, et livre avec beaucoup d’humour une réflexion sur la figure de l’artiste et l’acte de création. Ce dossier propose tout d’abord de revenir sur l’itinéraire artistique de Pierrick Sorin : son irruption dans le champ de l’art, sa pratique très personnelle de la vidéo et la création d’un univers banal et singulier animé par des personnages fictifs mais bien réels. Dans un second temps, différentes lectures possibles de « Nantes : projets d’artistes » sont abordées afin de montrer que ce film est une oeuvre de rupture dans la filmographie de l’artiste.

1 ouvrage, 32 pages + 1 DV, CNDP, 2009
Commander : Sceren-Cndp

samedi 28 février 2009

Contribution : Après-coup - Les possibles de l'acte de création

À propos de Malus de Mathieu Amalric

Acte du colloque « Filmer l’acte de création », sous la direction de Pierre-Henry Frangne, Gilles Mouëllic et Christophe Viart, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2009.


« Et je tourne le film, sur un an volontairement, une semaine de temps en temps, à chaque saison. Je tourne sans scénario avec le livre entre les mains, toujours le même exemplaire, de plus en plus rescotché de partout. Celui que l’on voit dans un plan non monté du film. »
C'est dans Malus, un court-métrage de 18 minutes, que Mathieu Amalric revient sur le tournage du Stade de Wimbledon (2002), un long-métrage qu’il a adapté du roman éponyme de Daniele Del Giudice paru en 1983. Dans ce court-métrage qu’il considère comme un "post-scriptum" au Stade de Wimbledon, le cinéaste s’interroge sur un intrigant enchaînement de fait dont il est devenu un des protagonistes : comment du « presque rien » et un auteur qui n’a pas écrit, Bobi Bazlen, ont fait l’objet d’un roman ? Comment des notes manuscrites par un autre écrivain vont devenir des images cinématographiques ? Comment un film peut-il être aussi rapidement l’objet d’une thèse ? Comment l’affiche de son film deviendra la nouvelle couverture de l’édition française roman de Daniele Del Giudice ?

vendredi 27 février 2009

Communication : to get out of the professional artistic time ?

I was invited by Amanda Newall, artist and lecturer at Lancaster Institute for Contemporary Arts, to speak about my research : a different position of art critic activity, thinking about relationships between myself, artists and institutions. It also concerns the possibility of creating or not.


Friday 27th february 09
Faculty of Arts and Social Sciences
Lancaster University
United Kingdom

lundi 16 février 2009

Communication : Logique du désoeuvrement



Inscrite dans le cadre de la semaine sur l'interactivité qui se déroule du 16 au 20 mars à l'école d'art d'Amiens, la conférence "Logique du désoeuvrement" porte sur des artistes dont les itinéraires et les productions artistiques affichent le "désœuvrement", non l'ennui ou l'inactivité, mais la possibilité de ne pas produire comme une faculté déterminante de leur travail.

infos >>>
École supérieure d’art et de design d’Amiens
40 rue des Teinturiers, 80080 Amiens

Visuel : Doings or not, Exhibition opening in Ljubljana (17-06-08)

mardi 13 janvier 2009

Communication : La possibilité de créer

Réflexion sur la notion de désoeuvrement et plus particulièrement sur la disposition de faire quelque chose et de ne rien faire en même temps.

Mardi 13 janvier 2009 à 18h30

Ecole d’art de la Communauté d’agglomération de Bayonne Anglet Biarritz, 3 rue Caroline Rimbert - Bayonne



vendredi 9 janvier 2009

Journée d'étude : My Space Is You Tube # 1



Depuis 2005, les services My Space, You Tube et Flickr sont des plateformes qui permettent de partager des données visuelles et sonores. Elles constituent un nouveau canal de diffusion des œuvres et des programmes qu’ils soient amateurs ou non. Elles contribuent également à la mise en place d’un nouveau régime d’exposition et de visibilité.
Dans le cadre de la ligne de recherche « Basse définition », le Laboratoire des Arts et des Médias consacre trois journées d’étude à l’exploration de cette culture qui s’est mise en place de manière quasi spontanée par quelques initiatives privées et supportée par l’engouement sans réserve des internautes.
Intitulées My Space is You Tube, ces trois journées aborderont les possibilités d’une expérience esthétique, les formes de création et la question de la légitimation des œuvres et des manières de faire induites par la fréquentation de ces plateformes.


Première journée : Vendredi 9 janvier 2009

Plaisirs et esthétiques

De la recherche de vidéos clips et d’extraits de film à un soudain engouement pour tel ou tel artiste : quel type d’expérience esthétique autorise le Web 2.0 ? Quelle manière de faire induit-il ? Quels plaisirs ? Quelles postures et quels comportements ? My Space, You Tube et Flickr semblent façonner de nouveaux types d’expériences, personnelles et communes à la fois, emprunts d’obsession et de fascination, de curiosité et d’excitation : un simple clic de souris peut vous conduire vers des univers dépaysants ou très attendus.

L’objet de cette première journée d’étude est de s’interroger sur la relation que nous entretenons au réseau, - ses possibilités de divertissement et de rencontres -, mais également sur la manière dont le Web 2.0 interroge le regard et les méthodes de travail des chercheurs et des archivistes de l’Internet. Images et documents à l’appui, il sera donc question de plaisirs pleinement assumés et d’expériences esthétiques impures et imparfaites.


Intervenants
Hélène Sirven, Maître de conférences, ethno-esthétique, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne
Laurence Corbel, enseigne la philosophie à l'IUFM de Paris, Paris IV
Alain Carou, conservateur, département de l'Audiovisuel, BnF
Fabien Vallos, professeur de philosophie, école des Beaux-Arts, Bordeaux


Informations pratiques : Vendredi 9 janvier de 9h30 à 17h à l’UFR d’Arts et sciences de l’art
Salle 250 - 47, rue des Bergers, Paris 15e. Métro : Lourmel, Charles-Michels. RER : Javel

réservation : nicolas.thely@univ-paris1.fr

Prochaines journées d’étude
En mars : Créations sans qualité.
En mai : L’art de la consécration.

mardi 9 décembre 2008

Intervention : "Les artistes, le réseau et l'exposition"

Camille Laurelli, Conjuguer, 2008.



Dans le cadre de la journée d'étude organisée par Marie Saladin à la Bnf : À la découverte de l'art numérique et du Net art - le web comme matériau de création.

"Comment le web est-il utilisé comme matériau de création par les artistes ? Quels outils pour quelles propositions artistiques se créent sur le réseau aujourd'hui ? Des mouvements artistiques y sont-ils lisibles ? S'y dégage-t-il des œuvres « majeures » ? Quelles correspondances l'art numérique et le Net art établissent-ils avec les formes d'art qui leurs sont préexistantes ? Et, qu'en est-il du devenir de l'archivage de ces œuvres matériellement inédites ?"

Intervenants : Margherita Balzerani, Fred Forest, Annick Rivoire, Carole-Anne Rivière, Maître Pierre Cornette de Saint Cyr, Alain Carou, Nicolas Thély.

Bnf - Site François Mitterrand - Petit auditorium.

Plus d'informations.

vendredi 28 novembre 2008

Communication : "Vit et travaille bien partout"

Dans le cadre du colloque L'Art surpris par le social organisé par Denis Briand les 27, 28 et 29 novembre à l'université Rennes 2 Haute Bretagne.

Résumé de la communication : Depuis le début des années 2000, un petit groupe d’artistes œuvre de manière erratique dans l’écosystème du monde de l’art contemporain. Ils ont mis au point une organisation qui leur permet de créer librement, sans être contraint par les lois du marché et de défendre leurs propres valeurs politiques et sociales. Ainsi revendiquent-ils le pouvoir de créer eux-mêmes les conditions de leurs apparitions, et leur envie de créer ou de ne plus créer…

vendredi 3 octobre 2008

Communication : Fictive/effective: network as a tool for auto-validation


Workshop Of everyday life practices in infoware :
creative usage of Web services applications
Organised by Camille Paloque-Bergès / Laboratoire Paragraphe / équipe CITU

"This workshop gathers researchers, thinkers as well as creators of different disciplinary and/or institutional horizons, of various personal and professional interests.
The central question is how to apprehend new technologies of information and communication today, and everyday. One of the answers the Internet offers is creative usage performed on its network, within its cultural economy, and the representations they engage.
We have planned long sessions between talks so discussions between public and talkers can be effective.
Please come prepared ! The participants will talk about net.art specifically, but
also more generally about the vernacular creation of web usage. The grand debate on the consumer/producer series of shifts (from Alvins Toffler’s “prosumer” to Charles Leadbeater and Paul Miller’s “ProAm” and Axel Bruns’ “produser”) will be tackled once again. But we think that studying these representations needsdetailed description of the practices and techniques that are making Web usage specific, from usability (the use of
application interfaces) to hackability (the reprogramming of these interfaces). In that perspective, how and when using and/or hacking the large applications of Web services (“infoware”, as Tim O’Reilly called them) can be considred creative ? What is the imagination of creativity in Net culture ?
We will try to not rush into positive conclusions, but will appreciate the originality of these practices: slanted, informal, resistant to modelisation or systematisation, to technical or aesthetical high-tech innovation. Web usage is plural, heterogeneous, and this shows a change of power plays in the making and propagating of informational objects. The commodity producers have to face the appropriation of these commodities by their users - an old problematic that becomes obvious and radical with the Internet. Under the auspices of tactical creation (Michel de Certeau) and aesthetics that imply indirectlyethics and politics, these “everyday life pratices in infoware” do take part in a cultural economy - but how and to what extent ?" Camille Paloque-Bergès

Program:
9h30 : presentation by the moderator Camille Paloque-Bergès

9h45 : mini-panel : net.art and Net user cultures.
Olia Lialina, “Vernacular Web”
Frédéric Madre, “Objectif zero audience: towards network inexistence”

11h30 : Nicolas Thély, “Fictive/effective: network as a tool for auto-validation”

14h : Laurence Allard “Digital Natives and Script Kiddies: the case of User Genera-
ted Games”

15h : mini-panel : Google, between
hackability and usability
Christophe Leclercq “Amateur vs Artist ? The different levels of appropriation of Google services”
Bernhard Rieder “API culture: the Web as raw material”


Friday October 3rd, 2008 - Room B106, Building B - Université Paris 8 - Vincennes Saint-Denis, 2 rue de la Liberté - 93526 Saint-Denis, France

Picture : Snapshoot Résidence Minimum Exemplaire's My Space

mardi 16 septembre 2008

Contribution : Basse définition ( à propos de la perception du monde à l'heure de la "révolution numérique")

in Arts Numériques, Tendances, Artistes, Lieux & Festivals, sous la direction de Anne-Cécile Worms, M21 éditions, Paris, 2008, 29 €

mercredi 20 août 2008

Contribution : My Space is YouTube


in Qu'est-ce que l'Art Vidéo Aujourd'hui ? Hors série Beaux Arts magazine, sous la direction de Stéphanie Moisdon.

Août 2008, Paris, 24 €

mercredi 9 juillet 2008

Communication : Zita2010's melancholy and the "low resolution" artists

Talk available : send me an e-mail


ISEA2008Singapour
ISEA, the International Symposium on Electronic Art initiated in 1988, is the world's premier media arts event for the critical discussion and showcase of creative productions applying new technologies in interactive and digital media. Held biannually in various cities throughout the world, this migratory event is being held in Asia for the second time in its history, after Singapore successfully secured this bid.

This symposium consists of three aspects of peer reviewed conference, internationally juried exhibition and various in-conjunction and partner events. ISEA2008 is proud to announce an Artists In Residence programme supported by the National University of Singapore that will run for the year leading up to the 2008 Symposium


Abstract : Zita2010 is 18 years old this year. Like all teenagers born during the 80's, Zita blooms on the network through standardized formats (blogs, msn) and shows a detachement to physical supports. Yet she is sensitive to the loss of datas, even to the vanishing of her blog. Before going on Myspace, Zita2010 writes in her last note published on her Skyblog : « They remind me a lot skyblog 120 articles, yet i think i will never erase it, skyblog would like to do it on behalf of me, yet i would be keen on printing all of them, just to get some souvenirs. » What will remain in some years of all these exchanges on the network, of these datas widely spread on these servers, rather consulted or not, sometimes duplicated to infinty yet soon forgotten, abandoned ? Fanette Muxart, Clôde Coulpier, Camille Laurelli, David Lefebvre et Fabrice Croux are young contemporary artists who need the network in their productions, they express the fragitlity of things , the relative importance of datas produced in the digital culture. Conscious that Mp3, jpeg, Mpeg and Gif formats have definitely built our sensorial environment, these artists have realized some « weak forms », registered some videos on Youtube, made various apperances on Myspace with several pen names. But their also respond to the very mobile images and to the volatility of datas, re-playing all day long their wanderings on the web, using long time methods (drawing, painting, modelling) and where know-hows are uncrypted.



Picture : Clôde Coulpier, Ma soeurs, mes cousines et leurs amies, 2007

lundi 26 mai 2008

Contribution : L'avenir du Net art : Rester "compatible"


Article rédigé avec David-Olivier Lartigaud* in Revue Terminal, technologie de l'information, culture et société : net art, technologie ou création, Printemps 2008, n°101, L'Harmattan. Dossier coordonné par Geneviève Vidal et Thomas Larmarche.

Résumé de l'article :
Que reste-t-il des productions de ces dix dernières années dans le domaine du Net art ? En faisant le choix de l’Internet, les artistes jouent sur les formats d’action et brouillent ainsi les critères classiques de la production et, par conséquent, de la réception. Le problème alors posé est celui de l’immatérialité de l’œuvre d’art : le spectateur n’a plus de trace de l’œuvre, il a plutôt un rapport direct à elle. Le régime d’engagement de la réception devient alors incertain. Regarder un site Internet chez soi n’est pas identique au fait de se déplacer pour consulter un site dans un contexte d’exposition. De même que la présentation d’œuvre en ligne est très différente de leur monstration dans un espace d’exposition connecté au réseau… À travers des œuvres historiques et contemporaines, nous nous interrogeons, dans cet article, sur les formes produites par le Netart et sur les différentes manières dont ses productions s’articulent avec la « vie traditionnelle » des œuvres d’art (exposition, conservation).


Illustration : Ludovic Burel, Page Sucker, Skull.JPG, 2002.



*David Olivier Lartigaud, chargé de cours à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, est rattaché au Laboratoire des Arts et Médias [LAM] dirigé par Anne-Marie Duguet. De 2003 à 2006, il a été responsable de la ligne de recherche « Art & programmation : sens et usage de la programmation informatique en art » soutenue par la Délégation aux arts plastiques du Ministère de la Culture. Il est également organisateur des colloques « Programmation orientée art /Art-Oriented Programming » tenus à l'amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne en 2004 et 2007. En parallèle de son travail de recherche, il exerce une activité de graphiste et de développeur multimédia.

mercredi 7 mai 2008

"Basse définition" devient une ligne de recherche


Le conseil scientifique de la recherche et des études de la Délégation aux arts plastiques qui s'est réuni le 18 mars 2008 a retenu la proposition de recherche "Basse définition".

La ligne de recherche « Basse définition » associe trois écoles d’art (Quimper, Grenoble et Valence) à des laboratoires de recherches universitaires (Paris 1 et Enst) et à un centre d’art dédié à la jeune création (Oui). Elle se donne pour objectif d’étudier et d’accompagner les manières de faire issues de la fréquentation d’Internet et de la « révolution numérique » qui lui est associée, et de produire un appareil théorique et critique capable de rendre compte de ce changement de régime de perception.

à suivre...

Visuel : Serge Comte, Repositionnable, Gare de Lyon, 2006

lundi 21 avril 2008

Communication : Séminaire « INTERNET, ÉDITION »

Organisé par les beaux-Arts de Quimper et de Lorient, ce séminaire est un moment de synthèse de deux cours : explorer les limites et les hybridations possibles entre l’imprimé et le numérique, le livre et Internet (Quimper), explorer le traitement du champ social et politique dans le documentaire et le journalisme, l’inventivité dans la forme et le fond face ou avec les nouveaux médias de l’information (Lorient).

Ce séminaire se tiendra les 28 et 29 avril 2008, il regroupera à Lorient cinq artistes sur deux journées.

Patrick Cahuzac , écrivain fondateur de Inventaire/Invention, une revue en ligne « œuvre multimédia qui explore tant les questions littéraires que de société. http://www.inventaire-invention.com
Emmanuel Adely , écrivain intervenant sur le site Inventaire/Invention pour une revue de presse « No more reality », une nouvelle rubrique où l’auteur livre tous les 7 du mois, sa lecture de l’actualité.
Nicolas Thély est journaliste, critique d’art, membre du Laboratoire des Arts et des Médias (http://creca.univ-paris1.fr) et maître de conférence en esthétique et sciences de l’art à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. http://nicolasthely.blogspot.com
André Gunthert , chercheur et maître de conférence à l’EHESS. Éditeur multimédia, il a fondé et dirige la revue Études photographiques ainsi que plusieurs publications électroniques dont le blog Actualités de la Recherche en histoire visuelle. http://www.arhv.lhivic.org
Alain Giffard , spécialiste des technologies de l’écrit. http://alaingiffard.blogs.com

Coordination: Karine Le Brun, Christine Lapostolle et Nicolas Barrié.

vendredi 28 mars 2008

Intervention : Espace public sous contrôle : les artistes veillent

Dans le cadre du cycle art public, dix rencontres-débats proposées du 25 janvier au 28 mars 2008 à la Sorbonne par le Master 2 Projets Culturels dans l'Espace Public de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en partenariat avec HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque. Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication. Sous la direction de Pascal Le Brun-Cordier, professeur associé à Paris 1, directeur du Master. Cette rencontre-débat est organisée par Mélody Dupuy, Clotilde Fayolle, Nina Vandenberghe, étudiantes au sein du Master Projets Culturels dans l'Espace Public.

Vendredi 28 mars 2008, de 19h à 21h, à la Sorbonne, amphi Richelieu.


"Des systèmes de surveillance des espaces et des personnes toujours plus performants se développent dans les grandes métropoles : caméras, passeports biométriques, puces RFID... De nombreux artistes s’emparent de ces questions, détournent les dispositifs, perturbent les systèmes de contrôles, leur inventent d’autres usages... Que révèlent-ils de ces technologies de quadrillage de l’espace public et de traçage des individus ? Comment participent-ils au développement d’un espace critique ? Jusqu’à quel point sommes-nous complices de cette société de contrôle ?

Avec Renaud Auguste-Dormeuil artiste plasticien, Eric Heilmann maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Louis Pasteur de Strasbourg, Manu Luksch artiste, réalisatrice du long-métrage FACELESS, Nicolas Thély maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et auteur de Vu à la webcam. Essai sur la web-intimité, Les Presses du Réel, 2002.

Manu Luksch s'exprimera en anglais. L'interprétation sera assurée par Maura Pollin et Mélanie Marx, étudiantes à l’ISIT, Institut Supérieur d'Interprétation et de Traduction. Remerciements à Sarah Bordes, directrice de la filière interprétation de conférence de l'ISIT. "

Projection
FACELESS, film de Manu Luksch
2002-2007, 50 min. : « Dans une société sans passé ni futur, les humains sont dépourvus de visage. Une femme est prise de panique un matin lorsqu’elle retrouve le sien. » FACELESS est produit exclusivement avec des images capturées par les caméras de vidéosurveillance, selon les règles du « Manifesto for CCTV Filmmakers ». Le manifeste s’appuie sur une loi britannique qui permet aux personnes filmées dans l’espace public de réclamer une copie de ces enregistrements.

lien vers le site du Master

jeudi 6 mars 2008

Communication : Génération Basse def


Dans le cadre du colloque "Culture adolescente et arts contemporains" organisé par Le Centre de recherches en art de l’Université de Picardie Jules Verne

jeudi 13 mars 2008, 10h-17h.
Faculté des arts, 30 rue des Teinturiers, Amiens


Présentation du colloque par Éric Valette : "La connivence entre l’art contemporain et la culture de masse est maintenant clairement implantée dans la création plastique. Elle est le fruit complexe de la prise de conscience croissante des principes d’hétérogénéité des cultures individuelles (comme le montre Bernard Lahire ), sans doute aussi de l’augmentation de cette dissonance, d’une nécessité de l’innovation et de postures de distinction. Dans ce qu’on pourrait appeler « art de masse », défini comme « art dont les conditions de réception et de production sont telles qu’il touche un public élargi, et dont la reconnaissance est telle qu’elle fait appel à des standards moyens, c’est-à-dire à des standards qui réduisent maximalement la frontière de l’individualité et de la moyenne (au sens statistique du terme » (Jean-Pierre Cometti ) il est une cible singulière qui portera tout particulièrement notre attention, les adolescents.

Une hypothèse sera proposée ici : parfois, par-delà la médiocrité générale des produits culturels spécialement créés pour plaire aux adolescents, se développe de manière incontrôlée et autonome une forme culturelle productrice de formes, de comportements, de règles spécifiques. Ainsi, le rock, la techno, mais aussi le surf, le skateboard, la bande dessinée, le jeu en ligne ou la vidéo (You Tube, MySpace) seraient autant de manifestations de cette « culture adolescente » qui va intéresser la création artistique contemporaine. Si Dan Graham, Tony Oursler, Mike Kelley ou Raymond Pettibon sont des figures emblématiques et pionnières d’une volonté de faire entrer leurs choix culturels individuels de jeunesse dans leur démarche artistique, on évoquera également, sans aucune prétention d’exhaustivité, Christian Marclay, Sadie Benning, Pipilotti Rist, Cameron Jamie, Marc Leckey, Daniel Pflumm, Saâdane Afif et aussi Cyprien Gaillard, Fabien Giraud, Raphaël Zarka, Julien Prévieux pour en rester à la nouvelles génération française.
L’hypothèse ainsi posée, il nous sera nécessaire de la vérifier, au regard des œuvres mais aussi des différents champs qui croisent la question de l’adolescence. Peut-on circonscrire des caractéristiques objectives pouvant distinguer cette culture adolescente autonome de la culture de masse ? Y a-t-il une spécificité de cette culture ainsi isolée ? L’air du temps s’est emparé de cette référence, sans distinction ni modération, mêlant clins d’œil à la contre-culture, jeunisme naïf, séduction pop, nostalgie et fascination pour l’apparition de formes et d’attitudes nouvelles. L’enjeu est alors d’y voir plus clair dans une production artistique contemporaine de plus en plus conduite à gommer les frontières entre art et divertissement, culture légitime et sous-culture, iconoclasme et posture fashion, à la fois extrêmement riche dans sa diversité et confuse dans ses positions."


Déroulé de la journée

10h : Introduction : une culture adolescente ? Eric Valette, Maître de conférence en Arts Plastiques, Faculté des Arts d’Amiens

10h45 : « Tom Verlaine et Arthur Rimbaud ».Miguel Egana, Professeur d’Arts Plastiques à la Faculté des Arts d’Amiens.

11h30 : « La chanson revisitée par l’art contemporain au travers de l’adolescence». Emma Dusong, doctorante en Arts Plastiques, Faculté des Arts d’Amiens


14h30 : "Références, hommages, et postures critiques: l'artiste comme fan", Jill Gasparina, doctorante en Esthétique, Paris 8, auteur de L’art contemporain et la mode, éditions Cercle d’art, collection Imaginaire :mode d’emploi, 2006

15h15 : "Génération Basse def", Nicolas Thély, Maître de Conférence en Esthétique, Paris I, auteur de Basse Def – Partage de données, Les presses du réel, 2008

16h : Fabien Giraud, artiste.


Image : Zita2010 (Image extraite de son site My Space)



samedi 1 mars 2008

Publication : Mes favoris


Chaque jour, des milliers de blogs sont créés et des vidéos déposées sur des sites communautaires. Critiquées pour leur mode d’expression peu soutenue, ces pratiques sont aussi stigmatisées pour être le vecteur d’opérations réprimandables comme le téléchargement. Pour autant, elles sont aussi la partie visible d’une « culture jeune » qui a pris possession du réseau pour revendiquer son autonomie relationnelle.

Il semblait donc nécessaire d’être le témoin de ces effets produits par le désir d’émancipation d’une génération née au début des années 1980 et qui depuis le milieu des années 1990 s’engage dans des conduites autoscopiques et autobiographiques, puisant sans complexe dans le répertoire des données culturelles de leurs parents et de leurs grands-parents.

Mes favoris
est un essai d’esthétique. Il rend compte d’une réflexion qui avance masquée et qui est sans cesse travaillée par les questions suivantes : qu’en est-il du jugement esthétique face à la déferlante de sons, d’images et de textes produits dans cette cacophonie déconcertante qu’est le Web ? Qu’advient-il du principe d’artialisation in visu face au débordement des productions amateurs ? En quoi le principe de charité, c’est-à-dire l’art de faire crédit, devient-il une disposition particulière qui permet de se soustraire aux exigences normatives des systèmes de pensée déjà établis ?

72 pages
ISBN 978-2-914722-68-1
7,00 €

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mardi 26 février 2008

Contribution : Jean-Paul Labro (Catalogue)

En dix ans, Jean-Paul Labro a développé un vocabulaire personnel qui dialogue avec les dispositifs de Dan Graham, la dépense d'énergie de Bruce Nauman et l'art du dialogue de Vito Acconci. Dans ses dispositifs ou les caméras filment mais n'enregistrent jamais, il convoque le corps dans ses fonctions vitales, le souffle, l'endurance physique et l'imagination.


Textes : Vanessa Caque, Jean-Paul Fargier, Jean-Paul Labro, Henrique Martins-Duarte, Nicolas Thély, Evelyne Toussaint.

168 pages ; illustré ; 17 x 24 cm - 22


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dimanche 10 février 2008

Conférence : Minimum volontaire

Conférence avec Serge Comte dans le cadre de Upgrade Paris/Économie 0

"Compositions musicales, agencement de Post-it®, impression sur palettes, sculptures en Légo®, gifs animés, identités multiples, pages Internet fictives : Serge Comte fixe temporairement ses apparitions et ses idées sur des supports et des formats variés, selon les circonstances et son envie de faire ou de ne plus faire…
Œuvres secondes, formes fuyantes, volatiles et nomades : les objets esthétiques auxquels Nicolas Thély accorde du crédit dans ses recherches relèvent de la basse définition et des formes faibles.
À travers une discussion croisée, Serge Comte et Nicolas Thély poseront la question d’une économie de l’évidence dans laquelle art et esthétique trouvent leur marque en dehors des circuits et des lieux de visibilité attendus."

Samedi 16 février 2008, de 14 h à 16h , à la Ménagerie de Verre, 12-14 rue Léchevin, Paris 11e.


Programme.

mercredi 30 janvier 2008

Conférence : Basse définition

Mercredi 30 janvier 2007, Beaux Arts de Lyon
Les Subsistances - 8bis quai St Vincent 69001 Lyon


On emploie généralement l’expression « basse définition » pour désigner la qualité des images issues de la technique de compression de données. Elle consiste à les supprimer afin d’alléger le volume d’un fichier pour faciliter sa circulation sur le réseau Internet ou son stockage sur un support tel un CD, un DVD ou un baladeur numérique. JPEG, MPEG et MP3 sont ainsi des acronymes d’algorithmes qui sont aujourd’hui bien loin d’être des termes barbares pour les utilisateurs d’appareils numériques.
Si on requalifie en termes esthétiques cette sensibilité propre à la fréquentation du réseau, on ne peut s’en tenir à une définition strictement technique de la basse définition. Parce que cette expression désigne la circulation des données (textes, images et son), leur production, leur distribution et leur réception, loin d’être un mot écran, la « basse définition » définit un régime de perception du monde. Elle pose la question de la perception et de la fabrication de données qui sont permises par la manipulation de matériels plus ou moins sophistiqués, plus ou moins domestiques, appartenant pour l’essentiel au domaine des biens d’équipement audiovisuels et informatiques.

Liens vers l'école.

vendredi 4 janvier 2008

Publication : Basse Def - Partage de données



BASSE DEF, Partage de données, est le troisième et dernier moment d’une aventure collective née de la rencontre entre des artistes (Fanette Muxart, Clôde Coulpier, Camille Laurelli, David Lefebvre et Fabrice Croux), Stéphane Sauzedde (directeur de OUI, commissaire d’exposition, universitaire, producteur, etc.), et un chercheur, Nicolas Thély (maître de conférences à l’Université Paris 1- Panthéon-Sorbonne), qui, depuis 2004, a initié une réflexion sur la « basse définition » entendue comme régime de perception. Tous ayant en point commun un goût prononcé pour le partage de leurs données.
Et BASSE DEF, Partage de données, apparaît donc comme l’occasion de fixer une dernière fois les données collectives de cette aventure – après une exposition thématique qui s’est tenue à OUI, à Grenoble, en septembre-octobre 2007, et après une sélection de vidéos du site YouTube pour le «Web supplément» du journal Libération, visible en ligne sur www.ecrans.fr. Il s’agit ici d’envisager la question d’un point de vue plus théorique : Nicolas Thély propose un historique de la notion ; Dominique Pasquier, sociologue au CNRS, spécialiste des cultures lycéennes s’est prêtée à un entretien autour de la question des pratiques juvéniles et de la « basse définition » ; au centre du livre, les artistes de l’exposition BASSE DEF redistribuent des visuels de leurs travaux, alors que Stéphane Sauzedde, pour terminer, rejoue l’exposition en livrant un véritable roman de la scénographie qu’il avait alors imaginée pour OUI.


Les Presses du réel, 2008, édition française, 15 x 21 cm (broché), 136 pages (ill. coul.)
10 € - ISBN : 978-2-84066-231-0

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mercredi 5 décembre 2007

Conférence : "L'intime collection" à la Bnf

Journée d’étude organisée à la BNF par Marie Saladin, chargée de collection.

Le thème de l’intime est au cœur des propos artistiques qui se développent sur Internet en utilisant avec créativité les possibilités offertes par le numérique. L’intime y apparaît sous différents aspects renouvelés, de plus en plus abondants. Cet accroissement exponentiel, génère de nouvelles formes d’expression souvent artistiques, comme des journaux intimes, des blogs ou encore des œuvres d’art en ligne. La Bibliothèque nationale de France, par le dépôt légal complété d’acquisitions, constitue des collections qui permettent tant de suivre que d’étudier l’actualité de la création contemporaine et d’y déceler les nouvelles formes numériques des « Confessions ». Cette rencontre permet, avec différents acteurs issus de l’art contemporain, de réfléchir aux questions qui se posent à la lumière de cette production audiovisuelle et numérique, afin de faire émerger des pistes de réflexion inédites sur la dissémination des technologies informatiques dans la culture.

jeudi 6 décembre 2007 de 14h à 18h, entrée libre
BnF site François-Mitterrand
Petit auditorium

14h
ouverture
14h15
« Anthologie » : collections du département de l’Audiovisuel sur le thème de l’Intime et de la création numérique : art vidéo, art numérique et Net art, par Brigitte Loret et Marie Saladin, chargées de collection
15h15
Galerie Re-Voir : Marie Sochor et Pip Chodorov, galeristes et créateurs
Regards sur quelques productions visuelles et littéraires sur le thème de l’Intime
16h45
Le Net art intime : vers un retour à la sphère privée accessible par tous ? (Webcam, blog) par Nicolas Thély

dimanche 2 décembre 2007

Intervention : "Éléments théoriques et historiques pour un médium."

Intervention dans le cadre d'une session de formation "Le médium vidéo : De l’œuvre au public" oganisée par le pôle régional de ressources en arts plastiques de Bretagne. Participent également à cette journée : Benoit Villain, responsable du service éducatif et culturel du fresnoy-studio national des arts contemporains (Tourcoing) et Véronique L’Allain, directrice de l’association de Double vue (Saint-Brieuc).

Mardi 4 décembre 2007
Galerie du Dourven
Domaine départemental
22300 Trédrez-Locquémeau
tél : 02 96 35 21 42

Serge Comte, Eh petite caméra vidéo, 1994 (extrait)

video


Visionner l'intégralité de la vidéo.

lundi 19 novembre 2007

Contribution : "Rafraîchir les formes faibles"


Du 19 novembre 2007 au 1er février 2007 : "Nature Morte" une exposition de gifs animés proposée par Camille Laurelli sur une idée originale de Clôde Coulpier et Guillaume Brissaud .

Cette exposition est uniquement visible sur le site de la galerie tchèque : www.nogallery.info

Lire le texte "Rafraîchir les formes faibles".

jeudi 1 novembre 2007

ODNM : Fanette Muxart et Clôde Coulpier




L’« Observatoire des nouveaux médias » est un cycle de conférences organisé par l’École nationale supérieure des arts décoratifs (Cycle supérieur de recherche création et innovation) et l’Université Paris 8 (Master « Art contemporain et nouveaux médias » et équipe de recherche « Esthétique des nouveaux médias »).

Fanette Muxart et Clôde Coulpier produisent des formes fuyantes, volatiles et temporaires qu’ils nomment des « formes faibles ». En créant un label de musique (Dick head man Records) et en participant à des résidences d’artistes fictives, ils multiplient leurs identités et fixent leurs apparitions sur des supports et des formats liés aux circonstances : des vidéos enregistrées avec des appareils photo numériques et diffusées sur YouTube ; des dessins réalisés à la craie grasse sur ardoise Velléda ; des sculptures modelées avec de la Patafix enrichie de paillettes ; des graffitis taggués sur les murs au Karcher. Autant de productions faussement éloignées de l’emprise des algorithmes sur notre quotidien.

À l’occasion de cette conférence animée par Nicolas Thély, les deux jeunes artistes reviendront sur l’ensemble de leurs productions, réelles ou fictives.

Mercredi 7 novembre 2007
18h30, Amphi Bachelier
Ensad 31 rue d’Ulm 75005 Paris
http://www.ciren.org/ciren/conferences/071107/index.html


Observatoire des nouveaux médias

Les conférences « Observatoire des nouveaux médias » ont lieu tous les 15 jours, Amphi Bachelier, Ensad, 31 rue d’Ulm, Paris 5e.
Prochaine conférence, mercredi 21 novembre 2007 (Patrick Bernier, Olive Martin et Myriame El Yamani)
Pour recevoir la newsletter, envoyez votre adresse à : ciren@ciren.org

Conseil de l’OdNM : Samuel Bianchini (Université de Valenciennes), Jean-Louis Boissier (Paris 8/Ensad), Martine Bour (Ciren/Citu/Paris 8), Jean-François Depelsenaire (Ensad), Pierre Hénon (Ensad), Liliane Terrier (Paris 8), Nicolas Thély (Paris 1), Gwenola Wagon (Paris 8).

Renseignements :
http://www.ciren.org

mardi 23 octobre 2007

ODNM : Christophe Bruno

L’« Observatoire des nouveaux médias » est un cycle de conférences organisé par l’École nationale supérieure des arts décoratifs (Cycle supérieur de recherche création et innovation) et l’Université Paris 8 (Master « Art contemporain et nouveaux médias » et équipe de recherche « Esthétique des nouveaux médias »).

Dans cette première conférence de l'année, Christophe Bruno reviendra sur ses dernières créations en compagnie de Nicolas Thély.

Mercredi 24 octobre 2007
18h30, Amphi Bachelier
Ensad 31 rue d’Ulm 75005 Paris
http://www.ciren.org/ciren/conferences/241007/index.html


Observatoire des nouveaux médias

Les conférences « Observatoire des nouveaux médias » ont lieu tous les 15 jours, Amphi Bachelier, Ensad, 31 rue d’Ulm, Paris 5e.
Prochaine conférence, mercredi 7 novembre 2007 (Clôde Coulpier, Fanette Muxart)
Pour recevoir la newsletter, envoyez votre adresse à : ciren@ciren.org

Conseil de l’OdNM : Samuel Bianchini (Université de Valenciennes), Jean-Louis Boissier (Paris 8/Ensad), Martine Bour (Ciren/Citu/Paris 8), Jean-François Depelsenaire (Ensad), Pierre Hénon (Ensad), Liliane Terrier (Paris 8), Nicolas Thély (Paris 1), Gwenola Wagon (Paris 8).

Renseignements :
http://www.ciren.org

mercredi 17 octobre 2007

Intervention : Justagurl23 - Agnès de Cayeux

Justagurl23
Récit, 2007, 42'37, prix Scam 2007 de l'oeuvre numérique interactive

"Certains considèrent que les libertés ne sont pas suffisamment protégées dans l'univers numérique. La jeune femme pleurera sur la toile autant que celle-ci le pourra, elle cessera de vivre. J'ai choisi de conserver ce geste, cette pose incessante de justagirl23 comme ce bloc de sensations pouvant excéder tout vécu, le sien ou celui de ceux qui l'ont regardée comme moi, l'année dernière en 2006."Agnès de Cayeux

Projection suivie d'une discussion entre Nicolas Thély et Cyril Thomas (durée prévue 37'42). L'un et l'autre regardent le réseau Internet comme une surface à questionner sans cesse.

Lundi 22 octobre 2007 à 19h30, Scam, Salle Charles Brabant, 5 avenue Vélasquez, 75008 Paris.

Preview sur Ecrans.fr.

samedi 13 octobre 2007

Communication : Le spleen de Zita2010 et les artistes de la "basse définition"

Communication dans le cadre du colloque international Programmation Orientée art 2, vendredi 19 octobre 2007, Amphithéâtre Richelieu, La Sorbonne.

Résumé : Zita2010 a eu 18 ans cette année. Comme tous les adolescents des générations nées depuis le milieu des années 1980, Zita s'épanouie sur le réseau dans des formats standardisés (blog, msn) et manifeste un détachement vis à vis des supports physiques. Pour autant, elle n'est pas insensible à la perte des données voire à la disparition de son blog. Avant de migrer sur My Space, Zita 2010 écrit dans un dernier billet publié sur son Skyblog : "sa me rappelle plein de choses skyblog 120 articles mais je pense que je ne l'effacerai jamais ... skyblog le fera très bien a ma place .... mais j'aimerai bien imprimer tous mes articles histoires d'avoir des souvenir." Que restera-t-il dans quelques années de tous ces échanges sur le réseau, de ces données abondamment déposées sur les serveurs, consultées ou pas, parfois dupliquées à l'infini mais très vites oubliées, abandonnées ? Fanette Muxart, Clôde Coulpier, Camille Laurelli, David Lefebvre et Fabrice Croux sont de jeunes artistes contemporains qui ne peuvent se passer du réseau. À travers leur production, ils expriment le sentiment de la fragilité des choses, de l'importance toute relative des données qui sont fabriquées dans la culture numérique. Conscients que les algorithmes tels que le MP3, le JPEG, le MPEG et le GIF ont littéralement structuré notre environnement sensoriel et nos manières de faire, ces artistes produisent des "formes faibles", déposent des vidéos sur You Tube, multiplient leurs apparitions dans My Space avec différents pseudo. Mais ils répondent aussi au nomadisme des images et à la volatilité des données en passant des heures entières à rejouer leur périgrinations sur le réseau dans des pratiques qui leur prennent du temps (dessin, peinture, modelage) et où les savoir-faire ne sont pas encodés.

mardi 2 octobre 2007

Contribution : Second Life - Un monde possible

À lire : "Locataire d'un dispositif sensoriel " in "Second Life, Un monde possible", sous la direction d'Agnès de Cayeux et Cécile Guibert.

À travers une série d'articles, cet ouvrage explore et interroge les enjeux économiques, sociaux, politiques et esthétiques de Second Life.

Les auteurs :
Marie Lechner, Xavier Antoviaque, Grégory Kapustin, Carole-Anne Rivière, Alain Della Negra et Koari Kinoshita, Nathalie Magnan, Annie Gentès, Annick Rivoire et Nicolas Thély.

Éditions les Petits matins
164 pages, 17 euros.

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samedi 8 septembre 2007

Exposition : "Basse def"


Vue de l'exposition : © www.christophe-beauregard.com


Il n’a jamais été aussi facile de faire des images, des vidéos ou des dessins, de les manipuler et de les partager. Fonds d’écran, blogs, webzines, gifs animés, albums photo sur téléphone portable, playlist d’amateurs proposées ici ou là…: les gisements de formes «basse définition» sont formidablement nombreux et ils coulent à flot. Contemporaine de cet écosystème, toute une génération d’artistes n’hésite pas à s’abreuver à ces sources impures, et sans complexe, elle déploie des univers radicaux qui esquivent autant la banalité que le spectacle de la maîtrise professionnelle des outils de création. Avec John Armleder, Wilfrid Almendra, Serge Comte, Clôde Coulpier, Fabrice Croux, Grégory Cuquel, Patrice Gaillard et Claude avec Daniel Dewar, Camille Laurelli, Elodie Lecat, David Lefebvre, Pierre Lesclauze, Fanette Muxart, Alice Nikitinova, Denis Savary et Tolga Taluy.


Comissariat : Stéphane Sauzedde (en collaboration avec Nicolas Thély)


Jusqu’au 20 octobre 2007

OUI
56-58 boulevard de l’Esplanade, 38000 Grenoble
Tél. 06 81 01 12 87
Du mardi au samedi de 13h à 19h et sur rendez-vous
Entrée libre

www.aoui.org

samedi 7 juillet 2007

Conférence : "Les relations entre arts numériques et industries de la création"

Intervention à la conférence animée par Joseph Ghosn, journaliste jeux vidéos et arts numériques des Inrockuptibles. Jeudi 17 mai à 15 heures, dans le cadre du Festival Nuits Sonores,Terrasse Hôpital Saint Luc, 20, quai Claude Bernard - Lyon 7e

Aujourd'hui, les cultures électroniques se situent aux frontières de l'univers singulier de l'artiste et des industries de la création. Dans le domaine de l'image, les transferts de compétences sont multiples. La musique électronique flirte avec le monde de la pub, tandis que les graphistes et vidéastes se retrouvent partagés entre expositions plastiques et commandes industrielles. Depuis l'émergence de l'école du Bauhaus dans les années 30 à Weimar, la relation entre art et industrie n'a cessé d'évoluer durant tout le XXe siècle. L'ère du numérique a accéléré ces échanges, l'industrie en appelle au créatif pour produire des contenus enrichis du travail d'un artiste et donner à voir aux consommateurs des produits singuliers. L'industrie du jeu vidéo semble aujourd'hui un secteur qui rassemble des contenus multimédias interactifs et devient de plus en plus un réel support de diffusion artistique. Du côté des artistes, l'industrie du jeu vidéo est un sujet largement abordé et considéré comme une pratique culturelle qui relève des arts numériques. On se demandera donc au cours de cette conférence, quels sont les divers transferts de compétences mis en œuvre dans la relation art et industrie créative. La question du positionnement de l'industrie vis-à-vis des nouvelles formes de création numérique sera centrale pendant ce temps de débat et de réflexion. Cette conférence sera précédée à 14h de Tubes de pubs ou la publicité et les musiques électroniques (programme vidéo - voir “Parcours associé”).

Plus d'infos : […]





mardi 1 mai 2007

Playlist : "basse def"

Ecrans (Libération) a invité plusieurs artistes, musiciens, plasticiens, critiques, créateurs de jeux à proposer leur sélection de vidéos sur Youtube, Dailymotion et autre Google Video. Ils vous invitent à une ballade décalée et subjective dans cette jungle d’images où se collisionnent vidéos amateurs et productions commerciales (émissions télé, clips vidéo) piratées, créations originales et remix sauvages, archives exhumées et autres ovnis audiovisuels.

Après les playlists vidéo de Douglas Edric Stanley, Vincent Epplay et de Jean-Baptiste Bayle, voici la playlist « Basse Def » de Stéphane Sauzedde et Nicolas Thély.

Playlist #4 par Stéphane Sauzedde et Nicolas Thély

Hypnotiques, décalées, faussement standardisées, voici des formes brutes et sans explication, plongées dans la grande soupe YouTube. Affichant sans complexe leur basse définition, leur technicité domestique et leur amateurisme appuyés, elles sont le fruit d’opérations diffuses mais extrêmement précises : magnétoscopages, prises de vue sauvages, collages d’images fixes, associées à des compositions musicales auto-produites.

Sournoises et réversibles, ces réalisations investissent l’imaginaire de l’internaute, qui, posté derrière son écran, s’applique à les faire advenir, croyant détecter en elles autant d’indices artistiques que de formes, de gestes et de couleurs équivoques.

Réalisées par des artistes (Clôde Coulpier, Fabrice Croux, Camille Laurelli, Tolga Taluy), ces vidéos seront les points cardinaux de l’exposition « Basse Def » organisée à Grenoble à l’automne prochain par l’Association pour l’agencement des activités (regroupement curatorial composé entre autres de Stéphane Sauzedde, Anaelle Pirat et Nicolas Thély).

Accéder à la playlist

Playlist projétée le samedi 26 et dimanche 27 mai au centre Georges Pompidou dans le cadre du Web Flash Festival 2007.



samedi 10 mars 2007

Conférence : "Les oeuvres “secondes” "

Les oeuvres “secondes” : conférence de Nicolas Thély, vendredi 16 mars 2007, Colloque Filmer l'acte de création, Université Rennes 2, les 15-16 et 17 mars 2007.

Quel point commun entre Malus (2003), un moyen métrage de Mathieu Amalric, réalisé à l’occasion de la sortie en DVD du Stade de Wimbledon (2001), et Journal de Michel, un DVD de Mathieu Boogaerts inclus dans MICHEL (2005), le dernier album du musicien ? Accompagnant une œuvre principale, ces œuvres « secondes » dévoilent les manières de faire d’un cinéaste et d’un musicien qui interrogent à travers leurs films l’acte de création au sein de l’industrie des médias et des biens culturels.

lien : [site de Mathieu Boogaerts]




samedi 24 février 2007

Conférence : “Pratiques amateurs et Internet : l'utopie entre quatre murs”

“Pratiques amateurs et Internet : l'utopie entre quatre murs” : conférence de Nicolas Thély, mardi 27 février 2007, Semaine de l'Utopie, Grenoble Universités, ARSH.

Aujourd'hui, où vont les gens lorsqu'ils ont besoin d'espace ? Sur le web.Des lieux idéaux semblent se construire dans tous les coins du Net, et ce qui se présentait comme un futur commun est aujourd'hui un ensemble de micro-directions dont il est impossible de faire une lecture unique. Webcam, blog, chat, Msn, Myspace, YouTube, etc. Les outils d'exploration et de construction de la géographie utopique semblent bien avoir changé.





samedi 3 février 2007

Article : “Bruit de fond”

“Bruit de fond”, Nicolas Thély, revue ESSE n°59, dossier Le Bruit, Montréal, 2007
Mots-clés : IPod + Urbanité + musique

Téléchargement ESSEBRUITTHELY.pdf

Bande son de l'article et site Internet de la Revue Esse





mercredi 31 janvier 2007

Conférence : ”Arts plastiques et images numériques”

”Arts plastiques et images numériques” : conférence Nicolas Thély, jeudi 1er février 2007, Colloque Arts Plastiques et images numériques, Université de Montbéliard en partenariat avec le CDDP du Doubs.

“…L’enjeu de mon intervention est de poser la question de la relation entre pratiques artistiques et images numériques sous l’angle de la révolution numérique qui se joue sous nos yeux depuis le début le milieu des années 1990. Il y a là un fait culturel majeur qui se manifeste d’une part par la production tout azimut d’images et la circulation des données personnelles (photos, vidéo), et d’autre part par la montée en puissance des mondes virtuels et participatifs (Second life, Habbot hotel). De leur côté, les artistes des médias créent des mondes de même qu’ils s’emploient à déjouer les images, c’est-à-dire à mettre en lumière les procédures invisibles de la technologie, visant directement la manière dont celles-ci s’infiltrent et se dissimulent sans résistance ni contre-pouvoir dans les sphères publiques et privées.

A partir d’œuvres phares et d’innovations techniques fondamentales, il s’agira en sorte de poser les jalons d’un champ en constante évolution et mutation, et de montrer que les arts plastiques deviennent en ce sens un précieux champ d’expérimentation et d’éducation du regard et de la sensibilité face à ces nouvelles pratiques contemporaines que sont la manipulation des images et la création d’avatar...”





lundi 29 janvier 2007

Conférence : ‘’Lip sync”

‘’Lip sync” : conférence Nicolas Thély, vendredi 9 février 2007, Figures non imposées : les plaisirs de la collection, Les vidéos de la collection Nouveaux Medias du Mnam à la faculté des arts d’Amiens.

Comment penser ces réalisations qui circulent sur le Web, qui connaissent une audience considérable et deviennent parfois des références dans des communautés d’internautes alors même quelles sont de factures non professionnelles et sans qualité artistiques sciemment assumées ? Comment penser ces objets temporels atypiques et déconcertants auxquels les internautes accordent toute leur l’attention, liant intimement leur conscience à leur expérience esthétique personnelle ? Quelle qualité leur accorder et surtout quel avenir leur réserver ? Pour une grande partie d’entre elles, elles sont amusantes, plaisantes à l’image de ces vidéos « lip sync » dans lesquelles des adolescents doublent avec virtuosité des chansons populaires ou des génériques de dessins animés. Comment penser ces parodies qui ont un air de ressemblance avec certaines vidéos d’artistes des années 1990, notamment celle de Serge Comte, I Love Mickey, dans laquelle l’artiste reprend sous forme de karaoké une chanson d’un crooner ; ou encore celle de Pipilotti Rist dont, par exemple, le traitement visuel épuré de I am victim of this song est saturé par l’interprétation vocale très énervée de l’artiste qui se met à hurler les paroles de la chanson Wicked Game de Chris Isaak, exprimant clairement le souvenir encore vif d’une rupture amoureuse ?

Je propose de revenir sur cette question du doublage à partir de quelques bandes de la collection vidéo du MNAM.

Extrait # 1 I Love Mickey / Serge Comte / 1995

Extrait # 2 You Called me Jacky /Pipilotti Rist / 1990

Extrait # 3 Green Day par Lala/ 2006





mercredi 10 janvier 2007

Conférence : “Artistes blogueurs”

“Artistes blogueurs” : conférence Nicolas Thély, jeudi 25 janvier 2007, Stage TICC Arts Plastiques “Création en, création hors réseau”, Lycée d’Arsonval, Brive, Acamédie de Limoges.

“…En envisageant la création sur le réseau à travers cette problématique, on vient à réinterroger les pratiques artistiques liées au réseau depuis ces quinze dernières années ; on remarque comment elles s’articulent avec l’évolution du web, les innovations techniques. Pour le dire autrement : en s’intéressant aux artistes blogueurs, on se rend compte comment des artistes que l’on croyait attaché à un médium, opèrent un changement dans leur manière de faire, essayent d’étendre leur intervention au-delà du domaine spécialisé qu’est le Net. Les artistes dont nous parlerons aujourd’hui, qui sont pour la plus part des artistes qui sont nés avec le réseau, mettent au service de leur création des modes d’expressions empruntés au monde quotidien dont le blog est aujourd’hui un exemple.”




dimanche 7 janvier 2007

Article : “Magnétoscopage”

“Magnétoscopage” in CinemAction n°122 (Arts plastiques et cinéma), Corlet, Paris, 2007.
Mots-clés : Cinéma, Art contemporain, image nomade, magnétoscope.

Téléchargement CINEMACTIONTHELY07.pdf





lundi 1 janvier 2007

Conférence : "Art + Internet = et alors ? "

Soirée [Research] : Art + Internet = et alors ? : une conférence de Nicolas Thély et David-Olivier Lartigaud, mardi 3 avril 2007 au CUBE. A partir d’exemples précis, ils analyseront les processus d’existence des œuvres liées au réseau : savoir-faire, collaboration, contexte de présentation, institutions, critique, public.

David-Olivier Lartigaud est responsable de la ligne de recherche Sens et Usage de la Programmation en Art (Délégation aux Arts Plastiques, Université Paris I). Publication aux éditions HYX prévue pour le second semestre 2007.
Nicolas Thély est maître de conférences à l’Université Paris I. Dernière publication : Corps, art vidéo et numérique, éditions Seren-Cndp, Paris, 2006.

Plus d’infos : […]

LE CUBE - ART3000 - 20, Cours Saint Vincent - 92130 Issy-les-moulineaux




vendredi 1 décembre 2006

ODNM : Marie-Laure Cazin


Dans le cadre de l'Observatoire des nouveaux médias, j'invite, mercredi 6 décembre 2006, Marie-Laure Cazin.

Marie-Laure Cazin pratique la photographie, l’écriture et le cinéma, en privilégiant les aspects transversaux, notamment par l’utilisation des nouvelles technologies. Ses thèmes de prédilection sont le désir et l’énigmatique, par lesquels elle traite d’une vision du monde partagée entre la réalité mentale et physique.

Dans Les histoires de la tache I (production Le Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains, 2003), son premier film, des photographies sont mises en mouvement par le logiciel de restauration de film Retouche conçu par le laboratoire L3i de l’Université de la Rochelle. Ce logiciel étant capable d'analyser le déplacement des pixels d'un photogramme à l'autre, Marie-Laure Cazin l’utilise en vue de « restaurer » les mouvements de ses personnages. Il génère ainsi des images imparfaites, où les mouvements des acteurs s'accompagnent d'un léger nuage de pixels, qui tel un essaim de couturières, cousent ensemble l'ancienne image et la nouvelle. Le résultat est une reconstitution du réel, une vision mêlée d’incertitudes de par sa matière même et la fragilité du mouvement dans l’image. Cette technique est réutilisée et améliorée dans le second volet, Blossom, Les histoires de la tache II, de même qu’une attention toute particulière a été apportée au traitement de la « bande son du mouvement » créée en collaboration avec le compositeur Andrea Cera (production Atopic, Ars Numerica, Le Fresnoy, 2006). Marie-Laure Cazin poursuit actuellement la réalisation de All Saints’ Day, Les histoires de la tache III, un nouveau film dans lequel la vitesse de déroulement de l’image et sa colorimétrie varient en fonction de la voix off et des dialogues.

Marie-Laure Cazin est née en 1969, elle vit et travaille à Paris. Après des études aux Beaux-Arts de Paris dans l’atelier d’Annette Messager, elle a séjourné à la Jan van Eyck Akademie, programme post-diplôme pour artistes en résidence (Maastricht, Pays-Bas), puis au Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains en 2002–2003, où elle a pu orienter sa recherche vers le cinéma et les nouvelles technologies.




Conseil de l’ODNM : Jean-Louis Boissier (Paris 8/Ensad), Samuel Bianchini (Université de Valenciennes), Martine Bour (Ciren/Citu/Paris 8), Jean-François Depelsenaire (Ensad), Pierre Hénon (Ensad), Liliane Terrier (Paris 8), Nicolas Thély (Paris 1), Gwenola Wagon (Paris 8)

Renseignements
http://www.ciren.org

Pour recevoir la newsletter, envoyez votre adresse à ciren@ciren.org

Les conférences Observatoire des nouveaux médias ont lieu tous les 15 jours, Amphi Bachelier, Ensad, 31 rue d’Ulm, Paris 5e.

vendredi 10 novembre 2006

Articles : “Manières de faire : pratique et engagement de l’artiste contemporain”

“Manières de faire : pratique et engagement de l’artiste contemporain”, Nicolas Thély, revue Tracés n°11, ENS LSH, Lyon, 2006.
Mots clés : Engagement + Laurent Thévenot + Esthétique + Jacques Rancière + Gianni Motti + Christophe Bruno + Cercle Ramo Nash + Art contemporain + Internet

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jeudi 5 octobre 2006

Article : “Wayback Machine”

“Wayback Machine”, Nicolas Thély, Fresh Theory II, éditions Léo Scheer, Paris, 2006.
Mots clés : Internet + Archive + Esthétique + Walter Benjamin + Pierre Damien Huyghe
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Site Fresh Theory




vendredi 15 septembre 2006

Article : “Le modèle artistique n’est plus une référence”

“Le modèle artistique n’est plus une référence”, Nicolas Thély, revue ESSE n°58, dossier Extimité, Montréal, 2006.
Mots clés : Internet + Amateur + Art contemporain + Esthétique

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Revue ESSE





dimanche 15 janvier 2006

Publication : Corps, art vidéo et numérique


C’est en 1963, avec les « Treize téléviseurs préparés » de Nam June Paik et les tracés graphiques de Michael Noll, que la vidéo et l’ordinateur font irruption dans le champ de l’art. La vidéo accompagnera dès lors les pratiques conceptuelles et corporelles à travers les différents mouvements artistiques tandis que l’informatique, technologiquement plus complexe, sera l’affaire de quelques artistes qui auront le privilège de dialoguer avec des scientifiques dont le savoir-faire technologique sera mis au service de l’art. À l’aube des années 1980, avec le développement du numérique, l’industrie des médias, productrice de matériels et de programmes, entame une mutation irréversible dont on commence seulement aujourd’hui à mesurer les effets dans différents domaines tels que la télévision, la musique et le cinéma. Les arts plastiques ne seront pas en reste, adoptant une technologie prête à être utilisée, améliorée ou détournée. Sans céder à la tentation de réduire le champ d’étude à des œuvres exclusivement programmées, virtuelles et interactives, ce dossier, qui aborde la question centrale de la théâtralisation du corps dans l’art vidéo et numérique, propose de revenir sur ces quarante dernières années de création artistique à travers la relation arts et médias.

Divisé en huit parties, cet essai est accompagné d’un DVD comprenant des images fixes – photogrammes, reproduction d’œuvres, croquis explicatifs – et des séquences vidéos – œuvres intégrales, extraits, démonstrations et constats d’installations et de performances.

Corps, art vidéo et numérique, Sceren-Cndp, 64 pages+DVD, Paris, 2006, 8€
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samedi 1 octobre 2005

Publication : Manuel d'esthétique


En avril 2004, dans le cadre de la programmation de la salle d’exposition Michel Journiac, Hèlène Sirven et moi-même avons donné carte blanche à Christophe Beauregard, photographe pour les Inrockuptibles, Aden et L’œil. Ce dernier a livré une vingtaine de portraits en clair-obscur, d’individus, hommes et femmes, ayant subi une opération de chirurgie esthétique dont on ne perçoit sur l’image aucune trace visible.

Au cours de ses recherches, Christophe Beauregard avait fait la rencontre du docteur Vladimir Mitz, chirurgien plastique et président de la Société française de chirurgie plastique, qui lui avait ouvert les portes de son cabinet. Au terme de l’exposition, nous avons décidé avec Christophe Beauregard et Vladimir Mitz, également auteur de nombreux ouvrages spécialisés et grands publics d’entreprendre une collaboration qui passerait par une publication dans laquelle se présenterait la somme de nos savoir-faire et de nos préoccupations. C’est ainsi qu’est née l’idée du Manuel d'esthétique.

Dans cet ouvrage, publié aux éditions Filigranes, il ne s’agit bien évidemment pas de présenter de nouvelles théories sur l’art d’aujourd’hui. Le titre est à prendre au pied de la lettre. Christophe Beauregard présente une série limitée de portraits, Vladimir Mitz livre un texte intimiste sur le métier de chirurgien esthétique, la manière dont il gère son propre goût quant aux demandes de ses patientes. « Il est vrai qu’un chirurgien porté sur des formes féminines épanouies s’opposera à un chirurgien qui préfère la sveltesse d’un corps androgyne. Il y a donc là une part de l’opération qui n’est pas facile à distinguer dans le résultat final, dépendante des pulsions profondes de chacun des opérateurs. Mais c’est à nous d’apprendre à nous effacer pour que la demande de la patiente soit respectée le mieux possible. » Quant à moi, je propose d’établir un parallèle entre la chirurgie esthétique et la pratique de Photoshop, et analyse sous cet angle les notions d’autoscopie et de «customisation des corps », c’est-à-dire du corps envisagé comme lieu d’auto-façonnement.

Manuel d'esthétique, 64 pages, 16 photographies en couleurs, 2005, 15 €

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vendredi 17 décembre 2004

Archive : Les images nomades

Ce texte publié dans la revue d'art contemporain 02 est à l'origine de ma réflexion sur la "Basse définition". Lire le texte.

mercredi 1 septembre 2004

Article : "Webcams personnelles"

“Webcams personnelles”, Nicolas Thély, Images-Analyses, Université Paris 1, 2004.
Mots clés : Webcam + Internet + Esthétique + Art contemporain
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vendredi 18 juillet 2003

Article : “Esthétique de la webcam”

“Esthétique de la webcam”, Nicolas Thély, Site Internet Crac Valence, 2003.
Mots-clés : Webcam + Internet + Pratiques amateurs + Art Contemporain
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mercredi 18 septembre 2002

Publication : Vu à la webcam


Que recherchent ceux qui, par le biais de webcams, diffusent leur image sur Internet ? Qu’en retirent ceux qui les regardent ? Nombreux sont ceux qui se sont positionnés de façon un peu hâtive face au phénomène des webcams, agitant le spectre de la vidéosurveillance et les condamnant au voyeurisme et à l’exhibitionnisme.
Bien au-delà de ce positionnement simpliste qui opposerait exhibitionniste et voyeur, acteur et spectateur, actif et passif, les webcams sont le lieu de rencontres, d’échanges, de complicité, de regards et de relations à l’autre, tout ce qui constitue ce que Nicolas Thély appelle la web-intimité.Les Presses du réel, Dijon, 2002, 10 €

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